Facebook, Twitter, Scoop.it et Google+ : pourquoi je n’écris presque plus dans mon blog pédago

Comment les nouveaux outils du web déplacent les espaces d’écriture, de veille et de partage…


Je délaisse ce blog depuis un bout de temps… 
…ça me culpabilise.
Pourtant, ce que je raconte n’est pas essentiel, et les lecteurs peu nombreux 🙂 … Pourquoi culpabiliser !
Je comprends petit à petit les raisons multiples qui font que j’écrive moins sur « la pédagogie et les TIC » :
Ecrire cela dans le blog est une idée, mes idées seront plus claires ensuite 😉

Mon activité a changé :
Je ne suis presque plus en poste de »formateur ». Je ne « forme » plus, comme depuis de nombreuses années, 15 apprenants en management d’établissement touristique chaque année de début décembre à mi-novembre en m’appuyant sur un campus virtuel Moodle en « formation hybride » (blended learning ou FOAD).

Aujourd’hui je suis plus en position « d’intervenant » sur des domaines spécifiques liées à la pédagogie, aux LCMS et aux médias sociaux, même si je continue de travailler avec et sur Moodle et les réseaux sociaux pour animer des Communautés virtuelles.

Le Web évolue, ses outils, leurs fonctionnalités
Conséquence directe :  ma pratique quotidienne du web se transforme depuis un ou deux ans, et cette évolution s’accélère depuis quelques mois. Cela tient, je crois, à l’entrée en scène des outils facilitateurs de l’animation de communautés virtuelles que sont Facebook, Twitter et aujourd’hui Google+.
Une page fan Facebook me sert d’outil de communication et de partage avec et entre les anciens des formations tourisme que je menais il y a peu.

Je suis en fait phagocité par la réactivité incessante des participants sur ces outils. Je suis le mouvement : c’est là que j’écris, à la volée, dans l’instant…

La veille et la « curation » sont énormément facilitées aujourd’hui
Je deviens de plus en plus « curateur » : veilleur sélectionneur partageur (des résultats de veille).
La veille est un pilier de mon (notre) activité de formateur. Internet est un support magique pour la veille. Mais la veille ne me plait que pour partager ce que je trouve, et cette dimension de la veille s’est fortement transformée depuis  5 ans.

  • Les alertes Google m’ont servi d’outil de veille principal assez longemps. 
  • Je suis ensuite passé à Pearltrees qui m’a séduit par sa visualisation en cartes mentales et la possibilité de partage. 
  • Twitter m’apporté la veille hyper réactive, vivante, avec l’accès aux experts en direct. J’ai pu suivre les évènements de la place Tahrir 10 minutes par 10 minutes sur les tweets d’un grand reporter de France Télévision… On a aussi accès aux avis et ressentis des plus branchés des branchés sur les médias sociaux.
  • J’ai en parallèle « quitté » Pearltrees pour Diigo : très pro, plus puissant, plus ergonomique à mon goût …mais bien moins beau. 
  • J’ai testé paper.li : sympa pour le partage, assez esthétique, mais un peu trop automatique à mon goût : on ne « cure » (sélectionne) pas manuellement, et on ne commente pas… 
  • Et un jour (il y a peu), est arrivé SCOOP.IT ;  Ce fut pour moi un vrai cadeau de noël !!!
    On lance une recherche par mots clefs, on choisit les sources (blogs, articles, videos, …)
    On définit le look de la page publication en ligne des articles sélectionnés, on place ou non des images… et tout ça en un clin d’oeil !
    Le résultat s’affiche de façon très dynamique sur une sorte de blog dont la maintenance est simple, rapide… Un vrai bonheur !
  • Et depuis quelques jours : Google+ : immédiatement intuitif, complètement intégrable à mon univers de contacts, de courriels et de blogs, ergonomiquement réussi, plus efficace que Facebook pour classer/séparer les groupes de discussion, et… cerise sur le gâteau : on peut corriger ses messages… ce que FB ne propose toujours pas.

Résultat : 
Ce n’est plus sur le blog que je travaille, mais sur la page Fan Facebook, sur Twitter, sur Scoop.it, sur Diigo et sur Google+.
…En attendant les prochains 😉

Liens vers mes espaces de partage :

Le pied, avec le web, c’est qu’il s’invente tous les jours
🙂

2 réflexions sur “Facebook, Twitter, Scoop.it et Google+ : pourquoi je n’écris presque plus dans mon blog pédago”

  1. Effectivement, nous connaissons actuellement une explosion de services collaboratifs Web2, qui offrent des possibilités pédagogiques de plus en plus nombreuses.

    Mais à mon avis le blog est loin d’être mort : comme le dit O. Dupont, le blog permet de prendre du recul, des articles de fond, et surtout d’interagir avec les élèves.

    Par ailleurs, le blog est connectable très facilement avec tous les autres services 2.0, et devient donc le pivot de sa communication et de sa pédagogie 2.0.

    Merci en tout cas pour cet excellent article.

    Christophe Bourgognon pour http://www.PedagoGeeks.fr

  2. Je vis exactement la même chose si ce n’est que le blog permet un travail d’écriture plus long et qui permet de prendre du recul pour analyser et commenter ce que l’on perçoit au jour le jour. Je suis peu prolixe sur mon blog mais je continuerai sans doute à l’alimenter en fonction de mon humeur et surtout du temps dont je dispose.

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